©Planeterrella Un simulateur d’aurores polaires
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Trous coronaux

Nous quittons désormais le monde de Birkeland. La grosse sphère est connectée au pôle moins du générateur : elle émet de l’électricité, et devient donc une étoile. La petite sphère, ou éventuellement la buse électrique est connectée au pôle plus du générateur : c’est une planète.

Lorsque la petite sphère est une planète, les ovales auroraux sont très bien visibles.

Concentrons nous sur notre étoile. Les électrons sont émis sur toute la surface, mais sont écartés des pôles eux-mêmes, repoussés par le champ le plus intense.
En s’éloignant de la sphère, ils excitent et ionisent le gaz ambiant, qui émet de la lumière en revenant à l’état fondamental : la lumière de la Planeterrella permet de tracer le parcours des électrons. Ceux-ci s’épandent dans l’enceinte, et dessinent ce qu’on appelle, pour le soleil ou les étoiles, une couronne en expansion.

Au-dessus des pôles magnétiques, l’absence de lumière constitue un « trou coronal », abondamment observé par divers satellites dans le cas du Soleil.
Je pense souvent qu’avec une Planeterrella, Kristian Birkeland aurait pu découvrir l’expansion de la couronne solaire et les trous coronaux bien avant l’ère spatiale.

Il existe de très nombreuses photographies de la couronne solaire et des trous coronaux. Sur la toile, on trouvera sur les sites de Yohkoh, de Trace
Les plus spectaculaires sont celles du nouveau satellite stereo. Mais je garde un faible pour les superbes photographies de SOHO, satellite ESA – NASA qui nous a tant apporté depuis son lancement, en 1995.

Montage d'images solaires de différents téléscopes du satellite SOHO (Crédit : ESA - NASA) Montage d’images solaires de différents téléscopes du satellite SOHO (Crédit : ESA - NASA)

Trou coronal simulé par la planeterrella Trou coronal simulé par la planeterrella

Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble (IPAG)