©Planeterrella Un simulateur d’aurores polaires
Accueil > fr > Démonstration > Similis jets stellaires

Similis jets stellaires

Voici une nouvelle configuration possible avec la Planeterrella. Ici, la grosse sphère est une étoile, et nous augmentons la pression dans l’enceinte pour atteindre plus de 100 Pa. Nous voici en présence d’un astre fortement magnétisée avec une atmosphère dense (pour une couronne stellaire). En dessous de cette pression, nous avions un vent solaire en expansion. Mais voici que cette couronne se rétrécit pour se concentrer autour du pôle magnétique en un jet stellaire. La zone de Debye est parfaitement visible tout près de l’étoile ; mais plus spectaculaire encore, un cône de lumière trace le parcours des électrons à la maniètre d’un jet stellaire.

Que se passe-t-il ici ? La physique est quelque peu différente. Les électrons sont émis, comme dans toutes les configurations, sur toute la surface de la sphère. Mais comme le gaz est dense, ils sont très rapidement ralentis par collisions et capturés par le champ magnétique à peine quelques centimètres parcourus. Conduits par le tube de champ local vers les ovales nord et sud, ils reviennent vers l’étoile dont ils ont été éjectés. Près des pôles, où ils sont très concentrés, le rayonnement dû aux collisions devient tellement intense qu’il est visible sous une forme qui évoque des jets stellaires : l’étoile se nourrit elle même de son propre vent stellaire.

La découverte des jets stellaire date de la fin du vingtième siècle, et leur physique est encore incertaine. Il en existe très peu de photographies : les astres qui en produisent sont trop loin pour être vus avec une bonne précision. Cependant, un satellite de la NASA, CHANDRA en propose quelques images. On suppose qu’un champ magnétique intense (un magnetar) pourrait produire des courants élevés (plus de mille ampères) et être à l’origine de tels jets. Mais rien n’est encore établi…

Jet stellaire planeterrella Jet stellaire observé avec la planeterrella

Jet stellaire Chandra Jet stellaire observé par le satellite Chandra. Credit : X-ray : NASA/CXC/GSFC/M.Corcoran et al. ; Optical : NASA/STScI

Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble (IPAG)